L'histoire de la science médico-légale remonte à des milliers d'années

Les empreintes digitales

La prise d’empreintes digitales était l’une des premières nouveautés lors du procès du crime. Les anciens Chinois utilisaient les empreintes digitales pour identifier les documents commerciaux. En 1892, un eugéniste nommé Francis Galton établit le premier système de classification des empreintes digitales. Edward Henry, commissaire de la police métropolitaine de Londres, a mis au point son propre système en 1896 en fonction de la direction, du flux, du motif et d’autres caractéristiques des empreintes digitales. Le système de classification Henry est devenu la norme mondiale pour les techniques d’empreintes digitales criminelles.

L'histoire de la science médico-légale remonte à des milliers d'années

Détection des résidus de pistolet

En 1835, Henry Goddard de Scotland Yard est devenu le premier à utiliser une analyse physique pour connecter une balle à l’arme du crime. L’examen de la balle est devenu plus précis dans les années 1920, lorsque le médecin américain Calvin Goddard a créé le microscope de comparaison pour aider à déterminer quelles balles provenaient de quelle enveloppe. Et dans les années 1970, une équipe de scientifiques de l’Aerospace Corporation en Californie a mis au point une méthode de détection des résidus de pistolet à l’aide de microscopes électroniques à balayage.

L’utilisation future du sang dans les enquêtes criminelles

En 1836, un chimiste écossais nommé James Marsh développa un test chimique pour détecter l’arsenic, utilisé lors d’un procès pour meurtre. Près d’un siècle plus tard, en 1930, le scientifique Karl Landsteiner a reçu le prix Nobel pour avoir classé le sang humain dans ses différents groupes. Ses travaux ont ouvert la voie à l’utilisation future du sang dans les enquêtes criminelles. D’autres tests ont été développés au milieu des années 1900 pour analyser la salive, le sperme et d’autres fluides corporels, ainsi que pour rendre les tests sanguins plus précis.

Les nouvelles techniques

Avec toutes les nouvelles techniques de criminalistique apparues au début du 20ème siècle, les forces de l’ordre ont découvert qu’il fallait une équipe spécialisée pour analyser les preuves trouvées sur les scènes de crime. À cette fin, Edmond Locard, professeur à l’Université de Lyon, a créé le premier laboratoire de police judiciaire en France en 1910. Pour son travail de pionnier en criminologie légale, Locard est connu sous le nom de « Sherlock Holmes de France ».

L'histoire de la science médico-légale remonte à des milliers d'années #2

A la fin du 20ème siècle, les médecins légistes avaient une multitude d’outils de haute technologie à leur disposition pour l’analyse des preuves de la réaction en chaîne par polymérase pour l’analyse de l’ADN. En France et en 1999, Sophie Gromb a créé un Centre d’Accueil d’Urgence des Victimes d’Agression. Un centre unique de suivi médical et juridique pour les victimes.